Do you wanna

J’ai délaissé pour quelques temps mes réflexions philosophiques usuelles pour m’essayer à de la fiction. J’essaie dis-je.

Le lien de la pluie

Une pluie drue. L’air humide. La chaleur moite. Le ciel assombri, une petite brise printanière,  et l’odeur de la terre mouillée qui remplit le moindre espace. Le décor est planté, c’est le moment parfait. La pluie a un effet sur mon humeur, mais encore plus sur mes sens, comme si chacun de mes nerfs voyait ses facultés décuplées à la mesure des gouttes qui martèlent. Il y a une petite  forêt visible du balcon, qui donne la sensation de se trouver dans un château lointain comme dans un film de l’époque médiévale. Le décor est planté, quelle ère aura mieux qu’elle su magnifier ce que les sens savent offrir comme délicatesse?

 Je ne suis pas pudique, mais il me  faut un certain temps pour me révéler. Comme une banane dévêtue pan après pan, dévoilant progressivement ses façades avant de se laisser manger. Elle n’oppose pas de résistance, elle est là pour être mangée. Il y a d’ailleurs, plantés dans le décor, des fruits, mais pas des bananes. Ce n’est pas vraiment le fruit approprié pour la circonstance. Il y a des fraises et des noix. Et de la musique. De la musique suave. Une musique qui a du caractère, de la guitare et du piano. Souvent du saxo.

Il n’est pas pudique non plus, mais il me pousse à aller chercher ce que je veux. Il y a un jeu, qui n’est pas si amusant à vrai dire, je n’aime pas la difficulté. Je préfère me laisser faire, c’est tellement rare que j’embrasse une telle position de soumission. Je le veux maître de tout, j’aime le voir diriger et mener la cadence. Mais nous n’en sommes pas là, le décor ne fait qu’être planté. La lumière tamisée aggrave son regard, je n’arrive pas à la soutenir. Mon esprit me prépare lentement à me faire sienne, la fièvre me gagne lentement, il lui faudra la chaleur qu’il aime tant.

Sa main finit par m’effleurer, puis m’attirer, doucement, puis fermement. Je ne pense plus vraiment, je me laisse faire. Et puis je me rappelle, qu’il me faut lui en donner aussi. De la douceur et de la fermeté, même si j’aimerai simplement m’abandonner à ses soins experts. Alors je résiste, je joue moi aussi, et mon regard s’aggrave, mes mains l’effleurent. Il sourit, frémit, frissonne. Il est comme moi finalement, il a envie de se laisser faire.

Il finit par les prendre, les agripper. Les mordiller, puis les sucer. Les fraises. La proximité de sa virilité – sa barbe –  fait accélérer les battements de mon cœur. La chamade, dit-on. On dirait que je me rends seulement compte de ce qui va se passer. Je suis encore seule, dans ma tête. Et puis je ne sais de quelle façon, il m’y rejoint. Je suis maintenant visible, vraiment visible. Peut-être arrive-t-il à lire dans mes pensées.

Il me rend visite. Ses mains, en réalité. Je découvre ce qu’elles savent faire. Les coins et recoins, accessibles et moins visibles, inconnus pour certains. Il se remet à pleuvoir, progressivement, puis il peut dru. L’odeur de la chair mouillée qui remplit le moindre espace. La pluie réveille ses sens, éveille ses membres.

Je peux alors lui rendre visite aussi. Avec mes mains. Mes lèvres, qui agrippent à leur tour, explorent et finissent par trouver. Les fruits. Je les savoure. Je suis alerte, ses réactions me guident. Je m’arrête net. Je suis prête, il l’est aussi. Il m’enveloppe de son regard profond, et mon cœur bat plus vite, il pleut de plus belle… Il s’approche de moi. Il me rencontre, il me voit.

Il y a une vague, mais il me tient. Je suis en sécurité. Il y a une danse, un rythme. Des sons, des regards, des sourires, quelques mots. Mais surtout, une fusion, des étincelles… Mon cœur gonfle, mon esprit se tait. Il n’est plus seul, il ne peut plus prendre toute la place. Ils sont deux, mon esprit et le sien. Je le sens… il comble l’espace. On dirait qu’il n’y plus ni vide, ni creux, tout est rempli. On dirait qu’on se parle, mais il n’y a que peu de mots. C’est magique.

Il l’a trouvé. Je vibre, je m’envole… Et il s’envole avec moi. On se sourit. On se regarde profondément. Le décor est planté. Nous sommes liés désormais. C’est le lien de la pluie.

Simply beautiful

J’ai délaissé pour quelques temps mes réflexions philosophiques usuelles pour m’essayer à de la fiction. J’essaie dis-je.

J’ai peur. Je n’aime pas avoir peur, je n’aime pas me rendre compte que j’ai peur alors que je n’aime pas avoir peur.

Je me sens fébrile, fragile, facile. Futile, naïve, candide. Je rêve trop, de tout et tout le temps. Je vis mon rêve, je rêve ma vie. C’est bien en général, parce que ma tristesse n’est jamais réelle, mais quand ça se passe mal dans ma vie rêvée, c’est un cauchemar. Les cauchemars font peur, et je n’aime pas avoir peur. Alors je deviens triste d’avoir peur, et malheureuse d’être triste. Mais comme ma tristesse est rêvée, mes maux s’évaporent en mots. Ils quittent ma réalité fictive, pour n’être désormais qu’écrits. Des récits, qui peuvent être effacés et remodelés, pour ne plus jamais faire peur. Et la peur s’en va, c’est ainsi que le rêve reprend. Le rêve est plus fort que la peur.

Je rêve ma vie, et lorsque je ne peux plus vivre mon rêve, je l’écris. Et il prend vie, seul, là, m’interdisant de vivre sa vie à sa place. Il se fait, et je le regarde se faire, et nous sommes heureux tous les deux. Lui de vivre, moi de le regarder vivre, s’animer tout seul. Me faire face comme s’il s’était enfanté tout seul, comme si nous étions deux étrangers qui nous rencontrions pour la première fois. Il arrive même à me surprendre. À m’émerveiller. 

Mais je lui interdis de me contrôler, et de me procurer mon seul bonheur. Il est jaloux, et veux me garder pour lui. Les autres ne le voient pas. Ils ne peuvent pas comprendre pourquoi ce qui est important à leurs yeux ne l’est pas aux miens. Mais où sont leurs rêves ? Ils pourraient communiquer entre eux. Comme des enfants d’amis qui deviennent amis, ils pourraient s’entremêler pour donner un rêve commun.

Je pourrais leur faire mal si je continue à voir mon rêve, à ne voir que lui. Je voudrais rester à ses côtés mais je ne puis. Si j’étais moi aussi de l’espèce des rêves, je serai devenue sa promise et l’aurai contemplé sans cesse.  Il me rend heureuse partout, et toujours. Mais je suis humaine. Il est un rêve.

Il me faudrait un humain, un semblable. Peut-être un rêveur aussi, qui donnerait son rêve à mon rêve afin qu’ils nous laissent nous donner l’un à l’autre. Nous nous ferions face tous les quatre, il verrait mon rêve, moi le sien, et nos rêves se verraient. Ce serait le bonheur.

Je sais. Je veux un homme qui rêve sa vie. Qui vit son rêve. Qui rêve de vivre, qui a peur quelquefois. Un homme qui connait l’histoire du rêve qui avait donné sa vie pour empêcher les autres rêves de devenir des cauchemars et qui avait vaincu la peur. Il sait bien que même si la peur existe toujours, elle sera toujours vaincue par le rêve. La nature même du rêve était devenue de vaincre la peur, partout, et toujours.

A propos de la chanson: Elle fait partie de ces  jams qui me rentrent directement sous la peau, comme si la musique coulait dans mon corps avec le reste de mes fluides vitaux. Pour le soir, lumière tamisée et un (petit) verre d’une liqueur ambrée…

Something wicked this way comes

Si vous êtes camerounais, vous avez sûrement déjà entendu parler de « gros français », auquel cas, vous devriez vous retrouver dans ces mots; sinon je vais vous expliquer. Il faut savoir pour commencer que dans le langage populaire il existe une confusion autour de gros et gras. Celui qui est physiquement large, massif, volumineux et/ou imposant (de graisse ou de masse musculaire indépendamment) ne sera pas gros mais gras; ainsi on dira, pour souligner une augmentation de poids chez une personne qu’elle a « grassi » du verbe « grassir », l’adjectif « grosse » du verbe “engrosser” étant strictement réservé aux femmes enceintes; on peut également noter qu’au verbe « engrosser » on substituera selon son humeur le verbe « enceinter ». Ceci devrait vous donner un aperçu de l’ambiguïté qui se cache derrière le gros français, qui lui-même devrait peut-être dit gras? Enfin, ce n’est pas le cours de grammaire rassurez-vous.

Ma sœur me disait l’autre jour que j’aime trop les grandes déclarations, rejoignant là-dessus un ami qui se plaisait à m’appeler Sabitout (sais tout) parce que soi-disant j’aimais trop le « gros français ». J’ai même eu droit à pédante, et autres adjectifs pas très gentils qui venaient tous souligner le fait que j’aimais parler le gros français. Les gens, quand ils se sentent menacés… Restez –là vous parlez le petit (maigre?) français!

Il y a quelques années, j’étais encore au lycée; un jour une amie et moi discutions lors d’une petite fête d’anniversaire, et je lui racontais une de mes (rocambolesques) histoires. Il s’agissait cette fois de ce garçon qui m’avait ardemment fait la cour pour se voir éconduit proprement quelques mois plus tard, il faut dire qu’en bonnes premières de classe, on n’avait pas trop le temps pour ces histoires-là à l’époque. Enfin. Pendant que je racontais l’histoire, un importun m’a entendu dire à mon amie, que le garçon avait eu, je cite, « l’outrecuidance de se mettre à me discréditer auprès des autres », et cette seule phrase a suffi à faire exploser un débat sur le fait que j’aimais trop le gros français. Mais voyez-vous, ces mêmes personnes qui se plaignent que j’aime trop le gros français, sont les premières à me demander mon avis sur leurs projets, à valoriser mon opinion, à supplier mon approbation pour aller s’en servir comme cachet de validation dans leur discussions avec d’autres personnes… mais l’heure n’est pas à se jeter des fleurs (non méritées en plus, je ne donne mon humble opinion en général!) Ce que je veux dire, c’est que le gros français, eh bien ça donne de la crédibilité, n’en déplaise à certains. Le gros français que vous n’aimez pas entendre, vous aimez quand même l’entendre! Et puis entre nous, si je parle le gros français, alors il doit en exister un obèse… C’est pas comme si je parle de conjecture et autres jargons très spécialisés.

Bon après, il faut dire que les camerounais ont un rapport spécial avec cette histoire de gros français. Hier encore j’écoutais un discours d’un camerounais que l’on récompensait pour ses efforts dans le cadre d’un gala de réseautage africain, et sans vouloir être mauvaise langue, la minute de remerciement s’est transformée en allocution solennelle d’un président fraichement élu. Il y a donc forcément des débordements, le besoin de donner de la substance à son discours finit souvent par le rendre lourd, confus, remplis de mots inutilement compliqués et souvent mal utilisés. Ce que je veux dire, c’est qu’il y a un moyen de parler un gros français vulgarisé, et ça réside souvent dans le ton employé.

Pour finir, il ne faut pas être agrégé pour pouvoir s’octroyer le droit d’utiliser la multitude de jolis mots de la langue française, ou de tout autre langue d’ailleurs. Vous pouvez (et devriez) parler le gros lingala, le gros mandarin, le gros anglais… C’est toujours plus agréable à entendre, et vous verrez que les gens vous feront plus confiance. C’est rare les personnes intelligentes qui ne savent pas s’exprimer de façon impressionnante non? Bon peut-être pas, mais le monde est injuste. Ils disent que ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et que les mots pour le dire arrivent aisément. Engrossez-donc votre français. Grassissez-le. Bref, vous comprenez!

A propos de la chanson: A mon sens un classique des TLC, du non moins classique CrazySexyCool. Magnifique duo avec Andre 3000 de OutKast, pour les soirées Old School qui n’arrivent pas… En attendant!

Mon tumblr a 2 ans! Cet anniversaire est célébré sous le signe de la paix, dans vos coeurs, et dans le monde pourquoi pas :) 
Quelques balbutiements du bébé, quand il célébrait son premier anniversaire ici.

Mon tumblr a 2 ans! Cet anniversaire est célébré sous le signe de la paix, dans vos coeurs, et dans le monde pourquoi pas :) 

Quelques balbutiements du bébé, quand il célébrait son premier anniversaire ici.

Aimewitue

I have always been a firm believer in human relationships. Jusqu’à un âge (très) avancé, je n’avais aucun espèce de méfiance envers personne, à moins que vous ayiez eu une arme à la main, et là encore je vous aurais probablement accordé le bénéfice du doute. Et pourtant en grandissant et au fil d’expériences souvent douloureuses mais ô-combien édifiantes, je me suis rendue compte que les choses n’étaient pas aussi roses, que les gens étaient méchants et souvent de façon gratuite.

Si nous naissons bébé, nous sommes tous à un moment de notre vie, candide et naïf, innocent et plein de bonnes intentions et même actions. Et puis un jour, je ne sais de quelle façon, une chose se produit. Ou un amoncellement de sentiments, de mauvaises situations font qu’à un moment X on devient méfiant, puis mécontent, et finalement méchant. Je parlais souvent de mal intrinsèque, et je disais que les gens ne peuvent pas vraiment faire la différence entre ce qui est bien ce qui est mal parce qu’il n’y a pas un mal vraiment mal… Ce que je voulais dire par là, c’est que tout est une question de perception. C’est le regard que l’on choisit de poser sur les choses qui en fait des actes condamnables, et ce toujours à certains égards et dans une certaine juridiction. On ne peut donc pas vraiment dire qu’une personne se comporte simplement “mal”.

Mon ami remarquait il y a quelques jours avec stupeur qu’à l’époque, Adam et Eve de la Bible avaient le droit de tout faire. Quand leurs yeux se sont ouverts, ils ont pu voir que ces mêmes choses qu’ils faisaient étaient mauvaises ou bonnes… They say “Ignorance is a bliss”.  On peut facilement comprendre qu’un chose devient mauvaise à partir du moment où ou change de regard dessus. Ainsi, puisque les agissements des personnes ne sont jamais isolés,  dire d’une personne qu’elle est méchante ou mauvaise c’est l’enfermer dans un modèle erroné; c’est se tromper soi même, c’est nier sa propre nature humaine dans la mesure ou l’autre n’est qu’un autre vous. Avec le même parcours et la même histoire que X ou Y, vous agiriez exactement comme eux. Je ne cherche pas à justifier ou excuser les “mauvais”, mais à les expliquer. Il faut réaliser que les personnes les plus capables de blesser sont celles en général qui sont les plus atteintes, les plus démunies. La société a peut-être eu tort avec son système qui juge et dit “tu as fait mal” au lieu de montrer d’abord une compréhension puis une acceptation. Ces personnes que l’on taxe de mauvaises ont été des bébés qui autrefois ont fait le bonheur d’une mère ou d’une famille. Aujourd’hui qu’elles ont commis le (supposément) laid, le soit-disant immonde, on les juge.

Le regard aliénant de l’autre va souvent pousser à se rebeller,  le sentiment d’exclusion, d’être montré du doigt peut pousser à les gens à s’emmurer dans le silence, dans l’entêtement et autres façons de maintenir son égo vivant… Par effet domino, un acte mauvais se transforme rapidement en un comportement, pis, une personnalité répréhensibles. Malgré cela, il ne faut jamais perdre du vue que tout être humain, que ce soit une mère que l’on croit superwoman, un amoureux qui parait si fort, un criminel qui parait être sans cœur, est un autre soi. Une autre soi, simplement avec une autre histoire et donc un autre comportement, mais l’être n’est pas altéré par les actions. L’essence de ce qu’ils sont ne change pas parce que leurs actes ne plaisent pas, et autant que vous êtes, ils sont. Et vous n’êtes pas meilleur. Vous êtes un égal avec un autre comportement. Pour remettre les choses en contexte, même avec la plus grande gentillesse du monde, il y a toujours quelqu’un qui peut porter un regard différent sur vos actes. Un regard lancé à un malade que vous vouliez compatissant peut être perçu comme condescendant et plein de pitié; vous seriez surpris des perceptions des gens sur vos actions, même lorsque vous êtes certain de votre sincérité.

Toujours remettre l’histoire, les sentiments et l’humanité en contexte pour appréhender vos interactions avec les gens permet d’éviter de nombreuses incompréhensions. Un petit exemple que je donnais à un de mes amis qui semble bête maintenant que je le dis, c’est que quand je vois du bleu, je sais que c’est du bleu. Mais je n’aurai jamais la certitude que je vois le même bleu qu’il voit… Parce que je ne pourrais jamais entrer dans ses yeux, sa peau, son histoire. À jamais, ta conception sera différente de la mienne, même si l’on a toujours besoin de ce sentiment rassurant d’être sur la même longueur d’ondes avec une autre personne, il est impossible d’appréhender une chose de la même façon qu’une autre personne. Et cela n’est ni bon, ni mauvais.

Accepter de ne voir que l’humanité chez les autres, c’est s’exposer à avoir mal tous les jours, à probablement enchaîner les déceptions, mais c’est aussi s’ouvrir à voir ce qu’il y a de vraiment beau dans un monde qui semble s’enliser sans fin dans le mal. C’est accepter de faire partie de ces personnes qui sont vraiment bonnes, c’est refuser de participer à la spirale de méfiance, de mécontentement et de méchanceté qui fait perdurer les incompréhensions, les jugements et les hypocrisies. S’atteler à voir ce que l’autre est, un humain. Vous seriez peut-être en train de rappeler à certains qu’ils le sont encore.

À propos de la chanson: J’ai fait une overdose de ce morceau ce week-end. Je vais simplement dire que c’est du R&B comme on n’en fait plus! à rajouter dans votre playlist sexy-mood pour votre soirée en amoureux, ou parfait comme easy-listening d’ambiance le soir dans votre chez-vous.

Experimentation 101

Si vous me connaissez, vous savez sûrement que j’aime faire des expériences de tout genre. Avec quelques limites. Pour l’instant. Bref. Je vais faire un petit review des mes expériences récentes, puisqu’il est important de partager le savoir, empirique en l’occurrence.

  • Pas d’épilation. Objectif initial : Me départir des liens de la société qui impose tout, jusqu’à ce qu’il faut faire de ses poils. J’avoue que c’était en hiver, saison pendant laquelle je slack off quelque peu sur l’épilation en général mais je dois dire que j’ai du give in un petite réflexion sur le sujet. Mes poils sont plutôt beaux, je les trouve fins, longs et lisses. La première fois que je me suis rasé les jambes, j’avais 13 ans et ma mère venait de m’offrir le Venus rose…#throwback. La pub, nickel je dois dire, vous expliquait comment vous deviendriez une déesse si vous aviez les jambes nues; c’est dire combien il était primordial d’avoir le rasoir “qui épouse vos courbes”. Enfin. pour en revenir à ma réflexion menée, je me demandais en réalité ce qu’il y a de si laid dans la pilosité. Plusieurs pistes abordées, notamment la connotation de virilité très présente, la notion de saleté aussi, les odeurs et/ou le manque de soin. Pourtant les hommes et les femmes naissent poilus, quelle est cette règle qui a voulu que les hommes ayant une pilosité plus développée (discutable!), les poils de la femme soient un sujet de honte? Je ne vais pas m’étendre sur l’argument de saleté parce qu’obviously, on peut avoir des poils très propres. Je me suis donc lancée dans 4 mois de no épilation at all. Résultat de l’expérience: Indexée et fichée comme femme peu coquette, un peu bizarre et peut-être même un peu sale. Constamment à devoir répondre aux questions des uns qui ne comprennent pas pourquoi je m’épilais quand même les sourcils, ou des autres qui se demandaient ce que j’essayais de prouver. Des messages Facebook me faisaient discrètement remarquer que mes poils “dépassaient” de mes aisselles. Mon chéri, choqué et peut-être même dégouté, se trouve ne plus être mon chéri aujourd’hui, mais bon je ne tire pas de conclusion hâtives… Bon la finalité est qu’avec les 25°C de la semaine dernière, je me suis épilée les jambes pour sortir ma petite robe. Conclusion: La société est toute puissante. Les poils sont forcément dégueulasse chez une femme.
  • Pas d’internet à la maison. Objectif initial: Mieux gérer mon temps, passer moins de temps à flâner et/ou regarder des séries. Cultiver des passe-temps plus productifs, recommencer à lire, dormir à des heures convenables et accessoirement réduire mes budget mensuel. Je ne pense pas être en train d’exagérer si je dis qu’internet, avec ses merveilleuses améliorations de la vie a aussi fait naître un nouveau genre de procrastination, qui gangrenne littéralement la vie de nombreuses personnes; Accros à internet comme on s’accroche à l’héroïne (c’est pour la beauté du texte) elles cherchent tant bien que mal à défaire cette addiction qui les rend misérables tous les jours un peu plus. Me voilà donc décidée à guérir de la maladie chronique, les étudiants étant la population plus à risque, je n’ai pas honte de dire que j’étais bien atteinte, probablement à un stade avancé de la maladie. Je me voilais la face en me laissant penser que la noblesse de la tenue d’un blog anoblissait mes actions, mais vous savez quand on vit dans le déni… Résultat de l’expérience J’ai fini par squatter l’appartement de ma copine et tout autre endroit qui offrait un wifi gratuit;  j’ai du adresser la parole à mon voisin de palier, à qui je n’ai jamais dit même un bonjour, pour obtenir son code internet, désespérée après un mois des sevrage. J’ai quand même recommencé à lire et amélioré mes heures  de sommeil quand je ne dormais pas bien sûr et mon budget se porte mieux.  Conclusion: Comme toutes les maladies chroniques, on ne guérit pas vraiment, mais on peut mieux vivre. À tous ce qui souffrent encore de la maladie, il y a moyen de vivre avec. Ne perdez pas espoir, rappelez vous seulement que le premier pas vers la guérison, est de reconnaître que l’on est atteint.

La suite de mes expériences bientôt! J’ai tenté la vie sans téléphone, la vie sans tomber amoureuse, la vie sans aller en boîte, etc…

Grey Monday

Mon homme, quand j’en avais un - du moins, quand il était encore mon homme - disait souvent que l’on ne devrait pas dire lorsqu’on est amoureux, que l’on a des papillons dans le ventre, parce que les papillons eux, ne diraient jamais qu’ils avaient des humains dans le ventre. Ça me faisait rire à l’époque, toutes ces personnifications maladroites; aujourd’hui, je trouve ça peu drôle.  Et ça ne fait même pas trois ans. Enfin. J’observe ma meilleure amie tomber amoureuse depuis quelques jours.  Un sourire béat est fièrement accroché sur ses lèvres et ne la quitte plus; je la vois, fébrile même physiquement et constamment en train de nous servir un bébéisme que même un nourrisson lui envierait, elle s’engouffre lentement… Je la regarde se diriger inexorablement vers l’annihilation de toute forme de réflexion raisonnée. Il faut dire que je suis désormais éveillée à des détails que mon manque d’expérience d’antan m’empêchait hélas de détecter. Les yeux toujours émerveillés, le regard souvent sur son téléphone, quelque fois dans le vide. Elle se délecte de tout, son sourire, sa voix, ses jeans délavés… C’est beau tout de même, ces personnes courageuses, s’engageant dans un combat si noble sachant (ou pas ) qu’il (ne) durera (que) trois ans. Oui je suis en pleine lecture de L’amour dure trois ans de Fréderic  Beigbeder. Mais n’ayez pas peur, je ne suis pas devenue critique de littérature française, enfin si c’en est… On rigole Fred!

Pour l’éternelle crédule- rêveuse inconditionnelle-(ajouter tout autre synonyme de naïve lunatique ici) que je suis, il n’y a pas plus traumatisant qu’un livre qui exalte le désespoir. Il prétend que si le bonheur existe, il ne se trouve pas dans l’amour et vice-versa. C’est bien la première fois que je vois opposés le bonheur à l’amour  amoureux, passionnel et passionné. Vous savez, cet amour qui vous fait vous sentir si bien lorsque vous êtes ensemble, qui noue la gorge lorsque vous allez vous voir et pince le cœur lorsque vous vous séparez. Celui transforme des réflexions peu drôles en anecdotes absolument hilarantes. L’amour des intimités fusionnelles, de l’explosion cacophonique et paradoxalement mélodieuse de toute sorte de mouvements désordonnés mais bien à leur place. L’amour dont on dit qu’il peut déplacer des montagnes (ou on le dit plutôt de la foi?) , l’amour à l’origine de la guerre de Troie d’Homère, l’amour qui ressemble aux histoires à l’eau de rose de la télé, avec la composante éternelle en moins.

On ne peut pas être amoureux de cette façon pendant bien longtemps, c’est dangereux, ne serait-ce que physiquement. Et puis les gens seraient coincés dans le bébéisme permanent dont je parlais plus haut,  un genre de société d’attardés mentaux émergerait, des adultes enfants toujours souriants. Pourquoi pas finalement, notre monde ne manque-t-il pas un peu de sourires béats?!  Fred*, comme je l’appelle souvent, soutient que le seul amour qui mérite d’être vécu c’est cet amour de tous les extrêmes. Je me demande s’il n’a pas raison. La société à réussi à lier à jamais les notions d’amour et d’éternité comme si le fait de n’être amoureux que trois ans était un cuisant échec. Mon ami me disait d’ailleurs que pour lui, 15 ans d’amour/bonheur suivi d’une séparation constituaient une affreuse perte de temps. Mais l’échec n’est-il pas une étape d’un plus grand succès? Ou bien le fait d’avoir été heureux par le passé n’est-il pas une fin en soi?

Je regardais souvent une série américaine dans laquelle la fille n’avait pas fini avec son amoureux, et pourtant dieu sait qu’ils formaient le couple parfait, j’en avais été traumatisée… La scénariste avait du comprendre que le problème avec ce qui est parfait, c’est que pour l’être vraiment, il faut que ça s’arrête. Et puis si les gens étaient plus conscients d’une inévitable séparation, ne feraient-ils pas tout pour make the most of the ongoing experience? Ou bien ce serait décourageant? Je ne sais pas. Moi je crois à l’amour qui s’arrête. Parce qu’il ne s’arrête pas… Une chose qui a été l’a été pour toujours, même si elle n’a pas duré toujours, vous voyez ce que je veux dire? À ma copine, profite de tes papillons dans le ventre pendant qu’ils sont là, qui sait, ce pourrait être des chenilles demain.

Écoutez mon coup de cœur de la semaine Grey Monday de Imany. Le piano est comme je les aime, un accord décomposé très simple, posé sur une percussion douce et chaude. Même les plus belles chansons ne durent que 3 minutes. Si ça ne dit pas tout ça?

The Walk

Je vais parler de ce que j’ai appelé une heure de Bonheur. Bon mais en anglais ça sonne mieux: «  An hour of happiness ». Je pense que je ne dirai jamais à mes enfants que le bonheur se trouve dans la durée, ou dans le futur. Parce que finalement la vie n’est pas partitionnée en moments ou en instants, c’est un gros tout. Le temps est une invention humaine, tout comme le sectionnement de l’espace. Ce sont des subterfuges mis au point pour pouvoir appréhender des notions que finalement, nous avons du mal à comprendre. De toute façon, quelle que soit la projection, quel que soit la préparation ou le manque de préparation, aucun de nous n’a le contrôle sur rien de ce qui va se passer durant la seconde, la minute ou l’heure qui suit. Est-ce que je suis en train de dire que nous sommes inexorablement conduits par un destin sur lequel nous n’avons aucun contrôle… peut-être. Ou pas exactement, je suis en train de réfléchir  au moment où j’écris. Je pense que ce que je suis en train de dire c’est que le bonheur ce n’est pas d’attendre le rendez-vous galant de mercredi soir, un appel ou un message. Ce n’est pas le diplôme qu’on aura eu dans quelques années. Je ne sais pas encore ce que c’est non plus, mais je pense être convaincue que le bonheur ne se trouve pas dans la projection. Je ne me projette plus, je ne fais plus vraiment de projets. Je me contente d’essayer de vivre chaque seconde, chaque minute en étant heureuse. En ne culpabilisant pas parce que je devrais être en train de travailler sur un projet que je dois remettre bientôt.

Je vais maintenant vivre avec vous l’expérience consciente de l’heure de bonheur. Il est 19h44. Je prends deux gorgées d’eau, je les savoure. Chacune à son tour. Pendant que j’avale celle-ci, je pense déjà à la prochaine, parce que c’est tellement agréable que j’en veux encore. Je le dis souvent, mais c’est assez contradictoire, ce besoin de toujours reproduire les choses qui nous donnent du bonheur comme si c’était possible. Ce qui est passé est déjà passé, et honnêtement il n’y aucun moyen de le reproduire. En considérant la vie comme un long fil dans lequel se suivent chronologiquement des choses et d’autres, il n’y a pas vraiment de moyen de remettre ensemble toutes les conditions, la même heure et le même état d’esprit, la même respiration ou le même regard, la même position des étoiles et tous les autres paramètres spatio-temporels, proches ou non pour reproduire ce qui a été vécu. Il est donc vain, non seulement de regretter les choses, mais également de vouloir les revivre ou les faire perdurer. Mais il semble impossible d’apprécier une chose pendant qu’elle est sous nos yeux, un moment pendant qu’il est en train de produire. Comme si le regard que l’on avait dessus était conditionné par son caractère antérieur, et que la beauté venait du fait que l’instant était déjà perdu. Comme si le vivre et l’observer à la fois n’était pas possible, on n’aime ce qu’on aime que par comparaison avec ce que l’on vit, aime ou voit  maintenant qui est moins bien  que ce qui a déjà été vécu, aimé ou vu, et le rend donc meilleur.

Il est 19h51. Je me demande si je suis en train d’apprécier le fait d’écrire ce texte ou de me projeter au moment où des gens le liront et me feront probablement des compliments sur le recul que je sais prendre ou les analyses singulières que je fais de moi-même et des situations quand je joue à la philosophe du dimanche. Honnêtement je ne sais pas. Je ne saurai dire si je suis en train de me projeter… Je repense à la semaine dernière, j’écrivais un texte qui s’est effacé et que je trouvais pourtant (presque) parfait. Je voyais déjà la pluie de compliments qui allait suivre et qui allait venir flatter mon égo qui ne semble pas se rassasier de ce genre de reconnaissance. Je devrais peut-être m’interdire de poster ce texte, ce n’est pas comme si il détient une vérité qui servira au monde ou un conseil qui influencera positivement une génération.

Je devrais parler de la remise en question peut-être. Ou de compliments tiens. Je disais récemment à une amie que je ne veux plus recevoir de compliments et que je ne compte plus en faire, et je vais vous expliquer pourquoi. Les compliments donnent une fausse appréciation des personnes selon moi. Le fait se faire entendre dire que l’on est beau, ou que son texte est bien écrit pour parler de moi par exemple, laisse penser que c’est cette reconnaissance qui donne de la valeur à ce que l’on fait. Comme si sans ça, il n’y avait pas de valeur propre à la chose appréciée. Comme si on avait besoin d’une note à tout prix pour valider ce qui est. Quel besoin y-a-t-il finalement à donner un jugement de valeur sur les choses? Elles sont ce qu’elles sont, et  honnêtement, le fait de dire à une personne qu’elle fait bien ne fait que nourrir son égo. Maintenant dire ce qui est mal peut être fait dans le but de corriger, mais là encore, il s’agit d’appréciations subjectives. Tout est une question de référentiel et peut être remis en question pour autant que l’on change un seul infime paramètre. J’ai fini par accepter le fait que j’aime parler, pour le plaisir de parler. Parce qu’aligner des mots en soit est un plaisir.  Il est  20h, je pense que je viens de vivre 15 minutes de bonheur, qui sont en train d’être perturbées par le besoin égotique de poster pour me faire jeter des fleurs?  Ne le faites pas. Essayez simplement l’expérience de l’heure de bonheur et donnez-moi votre avis. Ça marche pour vous?

Bref. Je vais étudier…

Ecoutez The Walk, et si pouvez, regarder l’animé dont il est extrait!

What Y’all Want?

Quelques contradictions que je me suis amusée à relever et que je vais partager avec vous!

  • Pourquoi le SIDA est une maladie honteuse alors qu’en théorie personne n’a honte d’avoir des rapports sexuels. Ça semble évident comme ça, mais à y penser ça intrigue quand même assez. Il  y a des maladies qui tuent tout autant, comme n’importe quelle cancer incurable, ou je ne sais quelle autre infection chronique dont on ne se débarrasse qu’en mourant. Enfin, vous comprenez. Mais le SIDA, parce que se transmettant par le sexe, revet ce caractère de souillure, peut etre parce que ca laisse entendre qu’il y aurait eu negligeance, vagabondage et autres. Malheureuse est donc la personne mariée qui est contaminée à cause des indélicatesses de son autre ou des rares malchanceux qui se font contaminer par du sang infecté. Vous savez bien vous-même que vous auriez plus de facilité à dire que vous avez un cancer plutôt que dire que vous avez le SIDA. Pourtant vous mourrez de toute façon, et honnêtement, personne ne vous croyait vierge, donc pourquoi devenir subitement pudique et renier un identité sexuelle que vous avez toujours fièrement portée parce que vous seriez tombé malade?! C’en est même drôle finalement…
  • Pourquoi les gens quand ils se shootent n’aiment pas admettre qu’ils sont shootés. C’est la partie vraiment drôle, quelqu’un me l’a fait remarquer il n’y a pas longtemps, alors qu’ils goûtaient aux plaisirs de la plante verte, orange et même violette quelques fois, lui et quelques autres amis. Le but recherché est d’être high, ou d’être tipsy quand il s’agit d’alcool, c’est pour ça que vous buvez, fumez! Alors pourquoi systématiquement nier de l’être, comme si on faisait un aveu de faiblesse devant les autres (qui naturellement nient aussi)! Ce serait dommage de faire tout ça et que ça n’ait aucun effet, non? C’est encore plus drôle de voir une personne qui semble clairement dans un autre monde soutenir mordicus qu’elle va “bien” comme si d’être un peu dans ses airs ce serait aller mal. Sois vous arrêtez, sois vous acceptez et embrassez votre vice. Mais  à doses modérées, comme je dis toujours ;)
  • Pourquoi on aime poursuivre les gens qui ne savent pas valoriser nos attentions et négliger ceux qui au contraire sont plein d’égards envers à notre endroit, tant en amitié qu’en amour d’ailleurs. Honnêtement, ça m’intrigue. Ca mériterait peut-être un texte entier.

Je vous laisse sur What y’all Want de ma main girl EVE. Enjoy!

Anonymous asked: what is your point of view about music nowadays and how it is affecting the new generation and their point of view about sex and violence?

Let me talk about this in an article, would you?

The first night

Comme promis (depuis) l’été dernier, je vais parler du premier soir. Je ne sais pas vraiment comment est-ce que cette question est devenue aussi importante, à savoir s’il fallait ou pas coucher le premier soir, mais soit. Il s’agit en réalité d’en revenir à toute une approche conceptuelle de la chose sexuelle et du contexte qui l’entoure. Un garçon qui prétendait me faire la cour me lançait il y a quelques temps avec audace “qu’aujourd’hui ou dans deux mois, ça ne changerait rien“… j’avais envie de répondre en africaine de mon état “laisse-ça mon frère, on connaît ça”, comme pour lui faire savoir que je n’étais plus dupe et que je savais désormais reconnaître les manigances/manipulations peu subtiles de ce genre. Enfin… pourquoi une personne va-t-elle coucher le premier soir?

Bon allez, sans faire de portrait/psychanalyse du coucheur du premier soir, je vais quand même m’amuser à décrire ce que je pense être proche de la réalité (qui je le rappelle, est le lieu par excellence de ma subjectivité). Plusieurs raisons peuvent être évoquées pour expliquer pourquoi on se retrouve à partager un tel degré d’intimité avec une personne que l’on connaît depuis seulement quelques jours, voir quelques heures. En premier lieu, parlons de l’évidente jachère. L’impression physiologique de manque sexuel, comme on peut avoir extrêmement faim lorsqu’on n’a pas mangé depuis deux jours ou horriblement froid lorsqu’il fait -5°. Pourquoi impression, parce que des somaliens arrivent à rester en vie sans avoir mangé pendant bien plus temps, et que des sans-abris montréalais passent la nuit au vieux-port sur l’asphalte glaciale de -15°. Le manque, ça n’existe que parce qu’on veut bien le laisser exister…

Deuxièmement, je vais appeler ça la légèreté, parce que j’estime que c’en est. Cette façon de ne voir le sexe que comme un exercice de Kamasutra, un échange mécanique de fluides, de cris et de sensations physiques agréables et qui l’assimile à un objectif de performance, une victoire de plus (???) Parce qu’il n’y a qu’en limitant le sexe au corps que l’on est finalement capable d’être un coucheur du premier soir. Je ne sais pas si c’est mauvais, mais ce que je pense, c’est que du sexe de corps c’est moins bon que du sexe d’esprit. 

Il y a sûrement d’autres raisons mais je vais m’arrêter là pour dire que, homme comme femme, ce serait bien d’arrêter de se satisfaire de situations médiocres comme on en a joyeusement pavé notre quotidien. Je ne sais pas s’il faut forcément être amoureux ou marié avant de donner son corps à une personne, c’est encore trop conceptuel et compliqué pour moi. Je ne vais pas m’attarder sur la discussion des hommes qui respectent moins les femmes qui couchent le premier soir parce que je trouve ça simplement absurde, mais je veux quand même dire à ce sujet que condamner un comportement que l’on a soi-même et en tenir rigueur aux autres c’est être profondément dérangé… Une fille facile couche avec… un garçon facile. Pour conclure, il ne faut pas ne pas coucher le premier soir par peur d’être mal jugé, mais simplement pour éviter le mauvais sexe (si vous cherchiez une bonne raison!) . Si vous voulez le faire, et prendre du plaisir, attelez vous à créer une connexion disons plus spirituelle. Et OUI, ça prend du temps.

PS: JE CONSEILLE L’ABSTINENCE AUX MOINS DE 21 ANS ET AUX CELIBATAIRES PLUS AGES; AUX AUTRES, SEUL LE PRESERVATIF VOUS PRESERVERA DES MALADIES.

About the song: Monica dans ce que je considère être sa plus belle chanson, vous me conaissez je suis bloquée dans les années 90. Jermaine Dupri pause son beginning verse signature, la belle parle justement de son dilemme moral alors qu’elle a envie de se jeter sur son (tout nouveau) beau! Absolument dans votre iPod pour la bonne humeur du mercredi matin :)

Anonymous asked: WILL YOU MARRY ME

Yes :)!

Mr. Wrong

“Qui a bu, boira” selon l’adage. C’est un peu logique, vu que la soif ne peut être étanchée à vie (à part lorsqu’il s’agit d’eau divine, cf La Bible…), puisqu’il s’agit d’eau terrestre en l’occurrence. Mais cet adage aussi clair parait-il est peu utilisé dans ce contexte, manifestement trop littéral. Si en réalité l’action de boire introduit elle-même de le refaire parce que ne suffisant pas à satisfaire entièrement le besoin pour lequel elle a été entreprise, on ne peut pas en dire du mariage. Je me demande si c’est (donc) cette réflexion qui nourrit l’espoir de celle dont je vais parler aujourd’hui, à savoir “l’autre femme”. Qui a épousé, épousera?

La maîtresse n’a pas vraiment de place dans la société. Elle est souvent jugée, pointée  du doigt, détestée. Parce qu’un homme “n’appartient” qu’à une femme, les esprits conçoivent difficilement comment légitimer pour une femme de faire des affaires avec l’homme d’une autre. Pis, de vouloir se l’approprier à son tour, comme si on oubliait qu’on était justement en train d’en dépouiller son premier dépositaire. Comment expliquer que de voir un homme marié, avec une famille, des enfants, des engagements pris ailleurs ne soit pas suffisamment décourageant en soi pour éviter les situations désormais récurrentes que l’on voit  de nos jours?! L’amour serait dont cette chose improbable, cette force incontrôlable, ce cupidon vicieux qui se foutrait des us de la société, tomberait sur les uns et les autres, et les forcerait inexorablement à agir contre la morale? Plus intéressant encore, qu’est-ce qui fait penser à nos belles qu’elles ne seront pas à leur tour victime de l’infortune qu’elles font vivre à la malheureuse cocue?

Je tiens à préciser que les petites affamées qui se cherchent un sugar daddy ne sont pas concernées pas notre discussion, il s’agit ici de femmes mûres, qui finalement n’ont rien de bien méchant dans le cœur et les intentions, mais qui s’en vont jusqu’à bâtir un foyer avec un homme déjà très sérieusement marié. Pourquoi accepter d’être reléguée, même pour la plus infime seconde au second plan? D’être la voleuse, la méchante?  Il semble que cette étiquette, lorsqu’ultimement, ce que l’on recherche c’est être aimer et être aimée n’ait plus vraiment d’importance. “Qu’importe le regard si toi et moi on s’aime?”  Mais quelle est la valeur d’un amour qui se construit sur le malheur d’une autre?

Je ne vais pas nier le fait que l’on puisse avoir une forte attirance pour un tel, une dynamique jamais encore vécue, un sentiment d’exister si unique que l’on ne veuille pour rien au monde s’en défaire…

Et surtout le sentiment rassurant de voir quelqu’un qui est déjà marié, suggère qu’il pourrait encore le faire. Et pourtant lorsqu’on se marie, on se marie pour la vie, donc une seule fois, en théorie. Comment, alors que fondamentalement le  mariage exclut l’idée du divorce, fait-il pour l’induire à la fois? La société a ses contradictions que la raison ignore! Mais bizarrement, elles arrivent à penser que s’il a pu en épouser deux , il n’y en aura pas une troisième. L’amour rend aveugle dit-on.

La jugeote simple, le gros bon sens devraient être suffisants dans des cas comme ceux-ci. Je vais vous épargner l’éternel refrain de la femme qui se respecte, parce que je ne vois pas réellement une exclusion mutuelle entre se respecter et aimer un homme marié. Il s’agit ici de contexte social. Le gros bon sens auquel je fais référence, c’est de simplement se mettre à la place de l’autre, avant de poser un tel acte. Avant l’amour, il y a les discussions, le flirt, les sorties… Il y a un moment où s’arrêter avant que l’on ne perde le contrôle des choses. Je vous laisse savourer mon coup de cœur du mois de Janvier, Mary J et Drake. Je suis pas super fan du move commercial, mais les paroles me parlent énormément, le typique homme que l’on sait mauvais mais auquel on s’accroche. God knows why… Well I do too ;)

K.

Brown Sugar

J’ai longtemps hésité sur le titre de l’article (et donc sur le morceau à poster) tant il y avait de possibilités; j’ai finalement opté  pour “Brown Sugar” parce que j’aime bien la métaphore de D’angelo, qui fait l’apologie de l’Héroïne (et non de la femme de ses rêves, comme certains d’entre vous, et moi, je l’admets, le pensions..!)

La raison que plusieurs évoquent lorsqu’on leur demande pourquoi ils ont fumé, ou bu un verre d’alcool la première fois, c’est par besoin de socialisation; l’animal social d’Aristote… L’envie de se rapprocher des autres engendre un certain conformisme, the need to fit in. De plus, il va de soi que lorsque l’on fréquente des gens, on finit par être influencé d’une façon ou d’une autre par leurs habitudes; les premières expériences relèveraient ainsi de la curiosité éveillée par l’entourage. L’envie de savoir ce que ça fait, comment c’est, c’est la primauté du “pourquoi pas?” sur le “pourquoi?”. Raison pour laquelle la plupart vont avoir leur première cuite, leur premier rapport sexuel, et tout autre genre de première fois normalement proscrite, enfin, tout ce qu’il y a de socialement/communément admis comme vicieux/malsain. Et malgré l’étiquette hypocrite de la société qui encourage des comportements qu’elle prétend incriminer, l’expérience est vite renouvelée, motivée cette fois par la nécessité de goûter à l’extase tant vantée, parce qu’il faut le dire, le mal…est bon.

Fumer et boire sont de puissants moyens de socialisation, mais s’il ne s’agissait que de socialisation, pourquoi s’enivrer à en perdre la raison? Pourquoi finit-on par fumer seul? Par mourir d’overdose? Par faire des comas éthyliques dans sa baignoire… Pourquoi boire à en vomir ses entrailles…? 

Je regarde souvent un animé satirique américain qui suit la vie de deux jeunes afro-américains et leur grand-père dans un suburb, vous connaissez peut-être les Boondocks. Un épisode que je regardais dernièrement relatait des faits réels qui se sont produits il y a quelques temps dans une petite ville des USA: un enfant de 6 ans vole la voiture de sa grand-mère et avec un ami du même âge s’amuse à faire des tours en fumant des cigarettes au volant. Lorsqu’on demanda au petit d’expliquer sa motivation, aussi innocemment que sont âge le lui permettait, il répondit “parce que c’est bien de faire le mal”. Même si c’est à soi-même que l’on le fait, le mal est bon.  Mais il y a, en plus de cet attrait du mal, la sensation même  d’euphorie, de flotter, d’avoir l’esprit ailleurs qui est tellement agréable et tellement unique.

C’est sûrement ça… Le plaisir ressenti au moment ou votre esprit s’envole, le sourire qui se dessine tout seul sur vos lèvres, le calme qui s’établit ou la fête qui explose derrière vos yeux lorsque vous les fermez. Votre peau qui devient hypersensible. Vos idées qui s’enchaînent à 200 à l’heure. Votre vision qui passe en haute définition, le fait que plus aucun détail ne vous échappe, ou qu’on contraire tout vous échappe. L’impression d’être libéré de tout. Pourtant  la notion de plaisir, il faut le savoir, est intimement liée à celle d’une limite dans le temps. Un état permanent ne peut plus être source de plaisir, parce que justement permanent. C’est compréhensible de vouloir reproduire le plaisir goûté, mais la sensation de plaisir disparaitra à force de la chercher, ce qui poussera à la chercher encore plus, à multiplier les expériences, à tripler les doses, à aller toujours plus loin. Pourtant si vous arriviez simplement à limiter dans le temps le plaisir, la sensation serait nouvelle à chaque fois. Je vous le dis, un joint, ou une cigarette, ou une bonne cuite, ou un rough sex, une fois dans l’année c’est toujours ce qu’il y a de mieux ;)

À propos du morceau: Un petit bijou de D’angelo de 1995, avec son neo-soul signature, des harmonies aigues dans une apologie de l’héroïne! Here-here!

Manchild

J’ai enfin trouvé ce que je reproche à la religion. À la conception que l’on s’en fait. Du moins je l’ai compris. Je suis “de confession chrétienne” , vous devez le savoir car j’en parlais déjà ici. Mais depuis quelques temps je vis une révolution dans ma façon d’approcher la chose, et comme je vous aime bien je vais la partager avec vous; ne dit-on pas que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis? Voyez-vous, ce n’est pas tant le religion le problème, mais ce qu’on* en fait. La religion chrétienne enseigne que (seul) Jésus sauve, aussi j’ai souvent pensé qu’une personne, bien qu’ayant fait le bien toute sa vie ne serait pas sauve si elle ne se faisait pas baptiser en acceptant Jésus comme rédempteur. Autant dire que les musulmans (pour ne citer qu’eux) étaient tous destinés à la géhenne éternelle. Ce qui est un peu contradictoire, surtout lorsqu’on parle de tolérance pour les autres religions, alors même qu’on enseigne qu’il n’y a finalement qu’un seul moyen d’être “sauvé”. Comme dans Harry Potter, l’une ne peut exister tant que l’autre subsiste.

Ce que je pense, c’est que le but ultime de toute espèce d’interaction avec Dieu c’est d’aimer et de faire le bien. La religion ne fait que donner des armes, des directions, une sorte de guide et une communauté de soutien pour pouvoir y arriver (plus) facilement. Fonctionner selon un code dans un contexte où les écarts sont sévèrement sanctionnés aide (force?) les gens à mieux faire. C’est comme avec les lois; on sait que les gens ont la capacité de bien se comporter, mais il faut encore donner quelques directives, parce que malheureusement la recherche du bien commun est moins instinctive que la sauvegarde de ses intérêts personnels. En gros, la religion va permettre de mieux ce qu’on ferait beaucoup moins bien sans.

Pour aller un peu plus loin, je parlais récemment avec une amie de la différence entre catholiques et protestants, et l’un des traits marquants que l’on relevait, c’est le pragmatisme du sermon protestant qui s’oppose à l’homélie nébuleuse et un peu trop philosophique chez les catholiques. Les gens ne veulent pas réfléchir. Tant que le pasteur peut vous dire comment faire face à une telle situation, tant qu’il peut expliquer qui est responsable d’une telle catastrophe, tout le monde est content. Pourquoi imposer des remises en question existentielles alors que ce que les gens veulent c’est justement la paix (la paresse) de l’esprit?!! Du coup la religion (et ses religieux) deviennent par défaut responsable de la bonne marche de nos vies, et donc du monde.

Ou est-ce que je veux en venir? Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi les gens disaient qu’ils sont “croyant” mais “non pratiquant” ou “spirituel” mais “non religieux”. La religion au sens d’institution sociale est un peu une mascarade, il faut l’admettre; mais vous ne choisissez pas une religion pour les gens qui la font ou pour la façon dont elle résoudra vos problèmes, mais d’abord pour comment elle vous correspond. Pour le partage que vous pourrez y faire avec des gens qui partagent votre approche de la chose. La religion est la pour vous servir, pour vous donner les moyens d’atteindre la meilleure version de vous-même que vous pouvez être, une sorte de catalyseur qui vous ouvre à votre partie capable d’Amour. Si vous comprenez ça, vous ne direz plus jamais que le catholicisme est plein d’hypocrites pédophiles et l’islam pleine de kamikazes colériques. Je sais, vous me direz dis moi avec qui tu marches, je te dirai qui tu es. Mais Jésus marchait bien avec les pires voleurs…

Pour finir, personne ne vit la religion de la même façon, même si les codes sont les mêmes, la façon dont chacun les intègre est unique, est cela est bon en soi. N’ayez pas peur de réfléchir, n’attendez pas les réponses du pasteur qui se cherche aussi. Prenez cependant des conseils de lui… Soyez musulman, bouddhiste, chrétien, témoin de Jéhovah, etc… Tant que votre but premier est d’aimer et de donner. Vous ne pourrez jamais comprendre Dieu totalement de toute façon, ce ne serait pas Dieu sinon.

About the song: Coup de de coeur de la semaine, Amanda Diva (now Amanda Seales) sur une production de Ski Beatz (monsieur premier album de Jay-Z!!). Je la trouve very soothing, suffisamment soul avec le saxo qui donne la touche Jazzy. Amanda a un fond de Lauryn Hill dans la voix qu’on a du mal à lui attribuer avec une telle frimousse. Le manchild c’est son homme qui ne veut pas grandir. Vous les connaissez ces hommes qui ne veulent pas grandir… triste!